Visa : de la théorie à la pratique

[cml_media_alt id='914']fern-flag[/cml_media_alt]Après ce bon break de vacances, retour aux choses sérieuses avec toutes les démarches liées à notre demande de prolongation de visa. Cool, on va tester l’administration néo-zélandaise 🙂 On vous en fait profiter dans cette nouvelle fiche un peu théorique.

Première grande étape : le choix du visa

Il existe un large panel de visas auxquels un employé, un stagiaire ou un partenaire peut prétendre ; il est donc nécessaire de regarder en détail lequel s’applique le mieux à son propre cas afin de choisir le visa adéquat.

Voici une liste rapide des visas les plus populaires :

  • Working holiday : le visa que nous avons choisi au départ. Un visa pour voyager et subvenir à ses besoins pour une durée d’un an. Gros avantage: s’obtient très facilement en quelques jours.
  • Long Term Skill Shortage List : visa de travail de deux ans et demi, nécessite une offre d’emploi faisant partie d’une liste de qualifications requises par la Nouvelle-Zélande. L’employeur a quant à lui la responsabilité de prouver qu’il n’a pas trouvé de Kiwi pour ce job.
  • Talent (Accredited Employers) : visa de travail de deux ans et demi, nécessite une offre d’emploi émise par un employeur accrédité de l’État, pas de justification nécessaire pour l’employeur.
  • Partner of a New Zealand citizen, resident or Temporary Visa holder : lorsque le partenaire possède un visa de travail, est résident ou encore Kiwi, on peut alors demander un visa “conjoint”. Pas d’offre d’emploi nécessaire, mais il faut fournir suffisamment de preuves attestant cette relation.
  • mais aussi visa pour étudiants, religieux, investisseurs, sportifs de haut niveau, artistes, etc.

Dans notre cas, nous pouvions prétendre aux deux visas de travail cités ci-dessus. Par chance, nos employeurs respectifs sont tous les deux accrédités. Cela permet de faire gagner du temps sur tous les fronts : moins de formulaires à compléter par l’employé et par l’employeur, et donc moins de temps passé par l’immigration à vérifier tout ça.

Deuxième étape : trouver et remplir les formulaires

Tous les formulaires se récupèrent à l’accueil de l’immigration, il en faut un “général” contenant les informations élémentaires (nom, prénom, date de naissance, liste des autres pays où l’on est restés un certain temps, références de l’employeur,…) et listant l’ensemble des documents que l’on joint à la demande. Les deux autres formulaires à compléter sont ceux liés à la visite médicale (obligatoire si l’on reste plus de douze mois en Nouvelle-Zélande – permis vacances-travail compris dedans).

[cml_media_alt id='917']pile_folders[/cml_media_alt]On peut également trouver tous les formulaires et guides sur le site de l’immigration en cliquant ici.

Troisième étape : fournir des preuves !

C’est toujours cette étape qui est la plus compliquée, d’autant que la liste des éléments n’est pas écrite noir sur blanc, il faut faire preuve de bon sens et se mettre dans la peau d’un agent de l’immigration :-). Les éléments que nous avons fournis :

  • Preuve des qualifications et expériences : diplôme(s) en lien avec le poste (traduits en anglais par un traducteur certifié), certificats de travail des anciens employeurs (traduits en anglais), et tout simplement un CV détaillé (les nôtres étaient tous prêts).
  • Emploi actuel : fournir l’offre d’emploi  + le contrat de travail. C’est déjà normalement en anglais, donc pas de traduction à fournir cette fois !
  • Certificat de police : extrait de casier judiciaire (demandé par Internet et reçu sous 10 jours environ), traduit en anglais.
  • Dossier médical : il faut prendre rendez-vous avec un organisme spécialisé, qui propose un rendez-vous avec le médecin qui fait un check-up sur votre état de santé et qui remplit le questionnaire demandé par l’immigration + test sanguin + test d’urine + rayons-X (pour détecter les cas de tuberculose : à risque moyen lorsque l’on vient de France).
  • Paiement des frais de dossier.

Et oui, une demande de visa a un certain coût, il faut compter environ 100$ de traduction, 350$ pour le dossier médical complet, et encore 360$ pour le visa. Donc convertis, un peu plus de 500€ pour avoir le droit de rester et travailler 30 mois sur le territoire, c’est plutôt un bon deal !

[cml_media_alt id='913']visa[/cml_media_alt]Quatrième étape : déposer le dossier, attendre, et ouvrir le champagne…

Anaïs n’a attendu qu’une dizaine de jour avant de recevoir un email lui annonçant que son visa et ses justificatifs étaient prêts à être récupérés. On ne s’attendait pas à ce que ça se passe si vite ! La bonne nouvelle est que cela ouvre également des droits : grâce à ce visa, Anaïs est désormais employée permanente et peut notamment souscrire à la mutuelle santé employeur.

Christophe a quant à lui attendu trois semaines avant de recevoir son email de l’immigration.

Nous sommes donc tous les deux dans une situation où l’on peut travailler, entrer/sortir sur le territoire néo-zélandais pendant une période de 30 mois. Le visa s’arrête en cas de perte de l’emploi lié au visa.

Au bout de deux ans de travail en Nouvelle-Zélande, il est possible de demander la résidence permanente. Pour faire simple, une fois résident permanent, on n’a plus besoin de visa, c’est valable à vie et donc on peut travailler/entrer/sortir du territoire comme bon nous semble, comme un néo-zélandais quoi. L’ultime étape, c’est obtenir un passeport kiwi et le droit de vote, c’est-à-dire devenir citoyen néo-zélandais, il faut être résident permanent pour une durée minimum de 5 ans.

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